« L’éducation pour tous est l’enjeu de notre millénaire : pas de développement, pas de paix, pas d’égalité, pas d’indépendance sans une généralisation de l’accès au savoir dans les pays défavorisés. »

A ce jour, plus de 100 millions d’enfants dans le monde ne vont pas à l’école, plus de 60% sont des filles.
Un enfant sur quatre ne termine pas ses cinq ans d’éducation de base qui permettent la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul.
Près d’un milliard d’adultes sont analphabètes. Et presque toutes ces personnes vivent dans des pays en voie de développement.
Nous sommes loin des objectifs de «l’Education pour Tous» (EPT) fixés par la communauté internationale en 2000. Plus de 30 pays ne sont pas en voie de réaliser l’inscription à l’école primaire de tous les enfants en âge d’aller à l’école d’ici 2015. Selon les tendances actuelles, 75 % des personnes non scolarisées, en 2015, seront en Afrique.

Par ailleurs, fréquenter l’école ne suffit pas : il faut compter au moins cinq ans d’enseignement pour acquérir des connaissances de base. L’achèvement d’une éducation primaire de bonne qualité est un indicateur de succès, et près de 90 pays ne pourront pas atteindre cet objectif pourtant
Si certains pays africains ont réussi à réduire l’inégalité entre les garçons et les filles, ces dernières continuent d’être sous représentées dans les écoles africaines. Dans cette région, 81% des garçons vont à l’école primaire contre 67% des filles seulement.
Des statistiques aussi globales masquent bien entendu de grandes variations entre les pays. Elles donnent néanmoins une idée des grands défis que l’Afrique subsaharienne doit relever en matière d’éducation.